Reuben, Reuben

Reuben, ReubenGowan McGland (Tom Conti) est un poète écossais alcoolique qui survit tant bien que mal en donnant des conférences dans les universités et des lectures de poèmes pour les cercles de dames seules. Il a ainsi de multiples occasions de se vautrer dans la «débauche» et de mettre en pratique un cynisme de dandy. Tout cela jusqu’au jour où, dans cette petite ville de Nouvelle-Angleterre, il fait la connaissance de Geneva (Kelly McGillis), blonde et passionnée adolescente qui ne tardera pas à lui tomber dans les bras. Pour notre rimailleur éthylique et caractériel, cet amour tout frais a évidemment des allures de dernière chance. La pimpante étudiante saura-t-elle sauver Gowan de la déchéance qui le guette ? Voici un excellent petit film, assaisonné d’humour narquois et de tendresse. Son réalisateur, Robert Ellis Miller, s’était fait connaître par «Le cœur est un chasseur solitaire», un autre film intimiste. Montré au Festival de Deauville en 1983, il n’est sorti que l’année dernière et très discrètement (entre-temps, on avait apprécié le grand talent de Tom Conti dans «Furyo»). C’est donc aujourd’hui l’occasion de le découvrir, grâce à la vidéo.

MSDLOHE EC003Local hero

Découvert au Festival de Cannes en 1983, grand prix du Festival du film d’humour de Chamrousse en 1984, «Local hero» fait partie de ces petits films attachants, tournés en dehors des normes. Nous sommes sur la côte écossaise, dans un paisible village de pêcheurs. Une énorme société multinationale dont le siège social est au Texas, la Knox, jette son dévolu sur ce site idyllique pour y installer un complexe pétrochimique. Un jeune technocrate est envoyé sur place pour négocier l’affaire avec les autochtones. Alléchés par le pactole des billets verts, ceux-ci sont tentés par les offres dort il est porteur. Tous, sauf un vieil excentrique installé dans une cabane au bord de la plage. Pour venir à bout de ce récalcitrant, il faudra appeler en renfort le grand boss lui-même, le PDG de la Knox (Bort Lancaster) et le résultat sera très étonnant ! L’intérêt du film de Bill Forsyth, c’est bien sûr la description attendrie de la petite communauté écossaise que nous découvrons avec l’émissaire de la Knox. Un spectacle euphorique, avec des instants de vraie poésie.

 

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