Under fire

… le choc des photos. La devise des derniers vrais aventuriers de cette fin de siècle, les reporters-photographes, les vrais, ceux qui courent le monde, qui risquent leur vie pour ramener une info, un témoignage, une photo, au nom de l’information. Ils laissent quelquefois leur vie dans les bars des hôtels dont ils n’osent plus sortir ou sur le terrain.Under fire «Under fire» trace le portrait, un peu mythifié et beaucoup stéréotypé, d’un de ces baroudeurs arrivés au Nicaragua via le Tchad. D’une guerre à l’autre. Et comme quand on est reporter, photographe et aventurier on n’en est pas moins homme, notre héros se déchire sentimentalement. «Under fire» est un bon film. Il permet au spectateur de se projeter au-delà de l’écran, d’avoir une vision des événements telle que les hommes de terrain peuvent la ressentir. C’est le genre de films à déclencher des vocations. On y voit le reporter confronté à toutes les situations possibles, de l’engagement pour une cause qui n’est pas la sienne et qu’il n’a- en théorie – pas le droit de défendre, à l’honneur de la mort en direct. Un film passionnant, intelligent et bien ficelé. A noter l’excellente apparition de Jean-Louis Trintignant. Quant à la prétendue objectivité des objectifs (photos), c’est une théorie qui reste à vérifier…

La charge de la brigade légèreLa charge de la brigade légère

La guerre de Crimée bat son plein. Nous sommes dans les années 1854-55. Pendant que les canons russes s’occupent à réduire en miettes la vallée de Balaclava, deux jeunes officiers anglais venus des Indes aiment la même jeune fille mariée à l’un d’eux. Et comme ces jeunes gens sont tous deux de parfaite éducation, sont beaux comme des dieux grecs et possèdent un sens du devoir, du courage inhérent à leurs rangs, la guerre de Crimée n’est rien comparée à la bataille qui fait rage dans leur cœur… «La charge de la brigade légère» n’a rien d’une bataille de Sioux, c’est un grand classique du cinéma signé Michael Curtiz, le réalisateur de «Casablanca», «Masques de cire»… Inutile d’ajouter qu’Errol Flynn et Olivia de Havilland sont sublimes de finesse et de beauté. Et comme «La charge de la brigade légère» doit aussi son titre à son côté guerrier, n’oublions pas de mentionner l’agonie de Fort Chu-kot : vingt minutes de charge extraordinaires, un spectacle hallucinant.

 

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Sahara

SaharaIl faut oser, aujourd’hui, concevoir un film comme «Sahara». Tous les lieux communs romantico-exotiques, qui faisaient les beaux soirs cinématographiques au temps de Rudolf Valentino, sont au rendez-vous. Une jeune Américaine émancipée participe à une course automobile à travers le Sahara, déguisée en homme. Mais elle est enlevée par une troupe de bédouins et entraînée dans une guerre tribale. Après mille résistances, elle cèdera aux avances d’un jeune cheikh fatalement beau et combattra à ses côtés. Nous sommes en plein roman photo ! Mais Andrew McLaglen connaît les limites de son sujet. Il y pallie efficacement par l’action et l’humour. Puisqu’il a fait souvent tourner John Wayne sur la fin de sa carrière et a réalisé maints films de guerre ou westerns, McLaglen sait «emporter» une scène d’action. Ça bouge beaucoup dans ce désert. On tire, on se bat, on se poursuit et on s’affronte souvent. Il y a même Brooke Shields qui attaque à la dynamite… quand elle n’est pas suspendue en périlleuse posture au dessus d’une cage pleine de fauves. L’autre atout majeur de McLaglen est l’humour (volontaire ou… involontaire). Lorsque Brooke Shields se baigne nue dans une cascade comme si elle vantait les mérites d’une savonnette désodorisante, pendant que la caméra fait mille contorsions et place mille objets devant elle pour voiler tout détail charnel… on ne peut que rire ! Lambert Wilson, un des plus talentueux nouveaux acteurs français à carrure internationale, l’a parfaitement compris. Il joue son cheikh barbouillé de fond de teint avec une distance tout à fait savoureuse.

 

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Sophie Ruez: charmeuse

Vous y croyez, vous, aux contes de fées formules-magiques-de-rigueur et à haute improbabilité garantie ? Pas tellement ? Moi itou, mais chut ! Faut surtout pas le répéter trop fort. Mlle Sophie Duez, que nous baptiserons Cendrillon Celluloïd pour les commodités du récit, pourrait bien nous en tenir rigueur et nous traiter de rabat-joie. Remarquez, elle n’aurait pas tout à fait tort si l’on en juge par la rapidité de son ascension l’année dernière. Cela, grâce à un film. «Marche à l’ombre», de Michel Blanc. Oui, vous avez bien lu un seul film, n’en déplaise à ceux pour qui la célébrité est forcément liée à un pénible parcours de combattant(e). Lancée à la vitesse d’une fusée, Sophie doit probablement se demander aujourd’hui s’il faut en rire ou s’en inquiéter.Sophie Ruez Née à Nice il y a plus de vingt ans, elle effectue toutes ses études à Paris, au lycée Paul Valéry, et va même jusqu’à obtenir son bac C à l’âge de seize ans. Ce petit exploit est bientôt suivi par quelques autres qui s’inscrivent tous dans la lignée «je suis une crack, mais je me soigne». On retrouve ainsi cette chère Sophie parachutée douze mois plus tard en «hypo khâgneuse» de choc au lycée Louis Legrand puis entrant à la Sorbonne l’année suivante en deug de lettres modernes. Et ce n’est pas fini puisqu’au bout du chemin, une licence et une maîtrise (mention très bien) viennent orner le cabas de notre parfaite étudiante. Parallèlement à ces exploits, vous aurez noté avec le plus vif intérêt qu’habitant seule depuis ses dix-huit ans, Sophie s’amuse à gagner sa vie comme mannequin. Un beau jour de début 84, son copain Patrick Bruel lui demande d’apparaître à ses côtés lors de «Champs-Élysées», l’émission de Michel Drucker. Et cela afin d’illustrer sa chanson «Marre de cette nana-là » qu’il interprète entouré de deux autres ravissantes créatures. Ce samedi soir, Françoise Menidrey, éminente casting-woman de sont état, se trouve par bonheur devant son poste. Elle remarque immédiatement Sophie et en parle à Michel Blanc, alors à la recherche d’un nouveau visage pour «Marche à l’ombre». Blanc convoque Sophie pour des essais qui se révèlent suffisamment concluants puisqu’elle décroche le rôle convoité. Les Français découvrent donc Mlle Duez à l’automne 84 dans ce film où elle incarne une jeune danseuse, Mathilde, avec qui Gérard Lanvin vit une histoire d’amour aussi passionnée que difficile. L’énorme succès obtenu par «Marche à l’ombre» consacre alors Sophie. Les médias s’intéressent à elle et en profitent, dans le cas de certains, pour ressortir de leurs tiroirs des documents ou reportages effectués alors que l’actrice était encore inconnue. Ainsi. un magazine connu pour ses photos de nus féminins n’hésite pas à publier des clichés de Sophie dans le plus simple appareil. Cela sans préciser à ses lecteurs que lesdites photos ont été prises deux ans auparavant et reproduites sans le consentement de la principale intéressée. La publicité fait également les yeux doux à Sophie qui est choisie pour être l’héroïne d’un spot télévisé vantant les mérites d’une marque de café. Les scénaristes de ce spot ne vont pas chercher midi à quatorze heures puisqu’ils font jouer à Cendrillon Celluloïd son propre rôle, celui d’un top-modèle accueilli à bras ouverts par d’hypothétiques membres de sa famille qui fêtent le retour de la fifille prodigue. Autre moment choc (et également télévisuel) dans la jeune carrière de Sophie son apparition en dessous affriolants dans «719»,l’émission de Michel Denisot sur Canal Plus, consacrée ce matin de novembre à la lingerie féminine de luxe. Ces parenthèses refermées, Sophie se consacre aujourd’hui à des entreprises plus «sérieuses». Forte de sa nomination au César du meilleur jeune espoir féminin, elle s’est inscrite au cours d’art dramatique d’Yves Pignot. Parallèlement à- cela, elle est l’héroïne principale d’un téléfilm de Jean-Louis Lorenzi, «Les prisonnières». Un programme des plus chargés, sans compter un projet de film italien sur lequel elle préfère garder le silence. Voilà de quoi permettre enfin à Sophie Duez de marcher désormais au soleil plutôt qu’à l’ombre…

 

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Maruschka Detmers : séductrice

Maruschka est une voleuse ! Une «piqueuse» de rôles qui profite des caprices de ses consœurs pour les coiffer sur les plateaux de cinéma. On ne saurait lui en vouloir… En l’espace d’un an et demi, alors qu’elle n’était encore qu’une outsider, Maruschka a remplacé au pied et sein levés, deux des plus grandes vedettes actuelles : Isabelle Adjani et Ornella Muti. La première lors des essais de «Prénom Carmen», de Jean-Luc Godard, se trouvait mal éclairée, pas assez jolie. Exit Adjani. Apparaît Detmers qui, entre une séance de baby-sitting et un cours de comédie dans la classe de Francis Huster, vient faire la queue avec des centaines d’autres apprenties comédiennes devant l’hôtel Intercontinental où Godard fait passer ses auditions. Suisse jusqu’au bout de son Davidoff, Godard est économe de ses paroles. Il jette un regard distrait à Maruschka, lui tend une feuille de papier et attend qu’elle lise. Le texte est bref, banal. Une seule phrase : «Je ne me console jamais de rien». En la disant, elle marque un temps de respiration entre «jamais» et «de rien». Godard pose son cigare. Il est séduit par cette trouvaille. Prénom Maruschka devient Carmen X ! C’est avec autant de facilité qu’elle s’impose dans le film de Gérard Oury, «La vengeance du serpent à plumes». A l’origine, le metteur en scène désire Ornella Muti pour incarner Laura, une étudiante italienne révoltée, membre d’un groupuscule anarchiste. Mais La Muti fait la fine bouche quand elle apprend qu’elle a Coluche comme partenaire et qu’elle doit l’embrasser. Maruschka ne se montre pas aussi bégueule ! Flatté, Coluche la complimente alors pour son «beau cul» et ses talents de comédienne… Et de deux ! Mais entre ces deux films, Maruschka tient également un rôle éclair dans «Le faucon» de Paul Boujenah «Une seule journée, raconte-t-elle, trois plans, tout juste le temps de se faire descendre et de disparaître de la circulation». C’est son copain et professeur de théâtre Francis Huster qui lui a décroché ce «cacheton» avant qu’elle n’entreprenne le tournage de «La pirate» de Jacques Doillon. Une aventure difficile, épuisante, dans laquelle Maruschka joue le personnage de Carol, une séductrice jalouse qui kidnappe la femme qu’elle aime, Alma (Jane Birkin).2003 Saint-Tropez Television Festival - Closing Ceremony De ces deux expériences quasi simultanées avec des metteurs en scènes aussi «tordus» que Godard et Doillon, Maruschka prouve d’emblée qu’elle est bien l’actrice de toutes les situations, capable de se fondre rapidement dans un rôle. A l’arraché. Capable également de s’adapter aux conditions les plus précaires de tournage. Avec un bon rhume aussi. Une manière comme les autres de faire rentrer le métier ! Un métier auquel Maruschka n’est pas tout à fait destinée en débarquant à Paris il y a à peine trois ans, arrivant de son Pays-Bas natal. A l’époque, elle n’avait que dix-huit ans, une petite valise à la main, un bac scientifique dans la poche, et «un bel accent de vache hollandaise» précise-t-elle. Avec une frimousse comme la sienne et un tel prénom venu d’ailleurs, Maruschka trouve un premier job. Un boulot évident dans son cas : fille au pair ! En ayant décidé de s’installer à Paris, elle avait d’autres ambitions que de pouponner à domicile. Au bout de quelques mois, son français devenant un peu plus présentable, elle s’inscrit dans un cours d’art dramatique, le cours Florent. Pour sa première audition, elle choisit de présenter la scène de rupture entre Gabin et Arletty, extraite du film «Le jour se lève». L’accent «parigot» d’Arletty revu par cette gaillarde néerlandaise, cela promet une belle rigolade aux autres élèves ! Maruschka s’en tire à merveille. Si bien même qu’elle se classe en tête devant les sept cent cinquante autres candidates. A partir de ce jour, tout s’enchaîne très vite… Godard, Doillon, Oury, le Festival de Venise, celui de Cannes. A vingt et un ans, Maruschka a déjà accompli un parcours sans faute, un départ sur les chapeaux de roues. Il est vrai qu’elle a certains atouts qui plaident en sa faveur : un corps tout d’abord, un regard ensuite et une tête bien pleine enfin.

 

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Sigourney Weaver: lucide

Sigourney WeaverBon, d’accord, elle a un prénom qui, prononcé les dents serrées, peut évoquer le son d’un bref éternuement. Pourquoi diable se baptiser Sigourney quand on est née Susan Weaver, il y a quelque trente-six ans de cela ? «Parce que j’ai remarqué et aimé ce prénom dans «Gatsby le magnifique», le roman de Scott Fitzgerald, se justifie-t-elle. Je me le suis approprié à quatorze ans, c’est tout !» De l’originalité avant toute chose semble donc être la devise de Sigourney chérie. Pensez donc : d’abord, et contrairement à 98,9 % de ses consœurs, elle ne se complaît pas à parler d’enfance malheureuse ou du moins marquée par le besoin. Bien au contraire. Sylvester-Pat Weaver, son père, était, pendant une bonne partie des années cinquante, le président de la NBC, une des plus puissantes chaînes de télé américaine. Cela implique une trentaine de déménagements pour la famille Weaver et, par conséquent, autant d’établissements scolaires différents pour la jeune Sigourney. Histoire de cultiver sa différence, celle-ci traverse à sa manière les fameuses sixties. Teenager beatlemane dans un premier temps, elle se transforme ensuite en révolutionnaire de campus des plus folkloriques. Ainsi, dans son sac à main d’alors, on trouve pêle-mêle le petit livre rouge de Mao qui daigne côtoyer un carnet d’adresses fleurant bon la jet-set new-yorkaise. Sigourney n’en reste pas là puisqu’elle choisit ensuite d’aménager son sweet home coquet dans… un arbre, habillée en lutin (!) avant d’entamer une très brève carrière de mannequin. Et la sacro-sainte vocation de comédienne dans tout cela ? Elle pointe à l’horizon, (très) lentement mais sûrement. Des études d’art dramatique au Yale Drama School, aux côtés de Meryl Streep notamment, lui ouvrent le chemin. Elle participe à plusieurs pièces «off-Broadway» qu’elle écrit parfois en collaboration avec un de ses amis, Christopher Durang. En 1978, le réalisateur Ridley Scott lui offre le seul rôle féminin d’«Alien». L’apparition finale de la comédienne en petite culotte blanche y fait sensation et consacre l’avènement de la lingerie spatialo-sexy tendance «Petit Bateau» mouillé. Comment s’étonner, après cela, du triomphe personnel obtenu par l’actrice qui, du coup se retrouve à la une de Newsweek. «J’étais vraiment étonnée de voir tous ces projecteurs braqués soudainement sur moi, avoue-t-elle aujourd’hui. Trop étonnée sans doute, car ma méfiance m’a empêchée de profiter de ce succès. Mais la carrière de mon père, remplie de hauts et de bas, m’a rendue cynique vis à vis de mon métier. En fait, cela m’a servi de leçon et m’a appris à ne pas me faire beaucoup d’illusions…» Merveilleusement désenchantée, Miss Weaver ? Non, mais plutôt lucide malgré l’avalanche de compliments qui saluent ses compositions ultérieures. Des rôles aussi différents que possible, mais qui ont tous la particularité de s’intégrer au sein d’intrigues rocambolesques. Elle est ainsi tour à tour reporter télé traquée dans «L’œil du témoin», attachée d’ambassade bravant les émeutes de Manille dans «L’année de tous les dangers» puis l’épouse amorale d’un marchand d’armes dans «Deal of the century», une comédie de William Friedkin inédite en France. Même si ce dernier film est loin d’être réussi, il permet au moins de révéler les dons de Sigourney pour la comédie. «C’est dans ce domaine qu’elle est le plus à l’aise, précise son copain Christopher Durang. Elle me fait penser à Kay Kendall, avec sa façon d’être, – quand elle joue, en même temps superbe et sublimement ridicule…» Le public a eu tout loisir de s’en apercevoir l’an dernier dans «Ghostbusters» où l’actrice, belle à damner des fantômes, se déchaîne aux côtés de Bill Murray et Dan Aykroyd. 1984 a d’ailleurs été pour Sigourney Weaver l’année de tous les bonheurs puisqu’en outre sa triomphale participation à «Ghostbusters», elle était une des vedettes de «Hurly burly» sur les planches de Broadway face à William Hurt. Tout cela avant de commencer le tournage de « Une femme ou deux », le nouveau film de Daniel Vigne, avec Depardieu pour partenaire. Qui dit mieux ?

 

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FILLE TONIQUE

Kim Basinger: craquante

Elie a tellement de dons qu’elle aurait pu envisager sans problème une demi-douzaine de carrières. James Bond girl’s pour son premier grand rôle au cinéma dans «Jamais plus jamais» aux côtés de Sean Connery, Kim Basinger est aussi la partenaire de Robert Redford dans «Le meilleur» de Barry Levinson. Mais la lumière des spotlights n’avait déjà plus de secret pour elle. Les sept années précédentes, temps de réflexion nécessaire pour prévoir son avenir, Kim a fait la une de tous les magazines… de mode. Top-modèle sur papier glacé ! L’un des mieux payés du monde avec Kristie Brinkley. Auparavant, elle a été reine de beauté : Miss de sa Géorgie natale, en même temps qu’un autre Georgien célèbre, Jimmy Carter, accédait à la présidence des États-Unis. Bien avant encore, à l’époque de son adolescence, dans les années soixante, Kim a failli devenir championne de natation. Elle a même participé aux épreuves de sélection de l’équipe olympique… sans succès. Et sa carrière de naïade est aussitôt tombée à l’eau ! Enfin, aussi loin que l’on puisse remonter dans son enfance, alors qu’elle avait tout juste deux ans et demi, Kim passait déjà pour un petit rat prodige. Ses premiers entrechats faisaient l’admiration de l’école maternelle d’Athens et de dad and mam Basinger qui la voyaient déjà sur la scène du Metropolitan Opéra. Du tutu petit modèle aux robes de star en passant par le maillot de bain de haute compétition, Kim a endossé pas mal de costumes. Un seul manque à sa collection, la toge universitaire. Se pourrait-il qu’une fille si parfaite soit, en plus, intelligente ? L’essentiel est que partout où elle passe, Kim séduit. En septembre dernier à Deauville, elle était venue assurer la promotion du «Meilleur» : elle a conquis tous les festivaliers. L’un d’entre eux, plusieurs heures après une simple poignée de main, demeurait encore tétanisé par l’émotion ! Mannequin sorti du rang, Kim Basinger est une star bienveillante dont les caprices ne sont pas à craindre et qui, fraîchement débarquée en France, se prête sans rechigner à une séance photo impromptue sur les planches. L’emmerdeuse redoutée est une grande fille toute simple. Son rapide et spectaculaire succès, en cinq films et quelques rôles à la télévision, ne lui a pas tourné la tête. Apparemment. Certes, en 1976, ses débuts de comédienne dans «Drôles de dames» (une série télévisée qui a fait le succès de bien d’autres jolies personnes, style Farah Fawcett et consœurs).Kim Basinger Kim Basinger les doit à sa plastique impeccable de beauté blonde et sportive. Pourtant elle vaut tout de suite mieux. L’année suivante, elle tient un rôle vedette dans «Dog and cat», série policière imaginée par Walter Hill en personne («Warriors», «48 heures», «Les rues de feu»). Très vite, elle aborde le grand écran. Depuis «Hard country» de David Greene en 1981, Kim Basinger est devenue la partenaire favorite, ou le faire valoir, des plus beaux mâles du cinéma américain ! Elle les fait tous craquer. De Charlton Heston, qui le premier lui donne un rôle important dans son film «La fièvre de l’or», au «Meilleur» avec Robert Redford en passant par Sean Connery aux côtés duquel elle incarne Domino, une gentille James Bond girl’s («Jamais plus jamais» 1983) et Burt Reynolds qu’elle vampe en milliardaire texane dans le remake de «L’homme qui aimait les femmes» (réalisé par Blake Edwards en 1984). A présent la belle s’attaque à la nouvelle génération des séducteurs. Mickey Rourke est le premier élu. Ils tournent ensemble «91/2 weeks» d’Adrian Lyne.

 

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Un personnage peu recommandable mais si séduisant !

L’explosion de «Star wars» en 1977 est aussi l’avènement d’Harrison Ford au firmament des stars. Il y eut des époques où il fallait choisir entre les Beatles et les Rolling Stones, entre Johnny Hallyday etRichard Anthony, entre Bouvard et Collaro. D’emblée, les fans de «Star wars» eurent le choix entre les deux prétendants de la princesse Leia : le gentil blondinet Mark Hamill, héros sans peur et sans reproche et futur Jedi, et puis le cynique aventurier Han Solo, personnage plus mûr et moins recommandable, désabusé, mal rasé, mais tellement séduisant ! On l’a parfaitement compris à mesure que la saga de «Star wars» se poursuivait : Han Solo est le complément parfait et indispensable de Luke Skywalker. D’un côté le boy-scout qui grandira à travers les épreuves de l’initiation pour devenir un jour apte à l’exercice du pouvoir, au leadership d’un peuple libre. De l’autre, un mauvais garçon sympathique, réfractaire et franc-tireur, joueur et vaguement trafiquant, un solitaire qui sillonne la galaxie sur un vaisseau rafistolé, mais capable d’échapper par la ruse aux chasseurs de la police impériale : le Millenium Falcon. Harrison colle parfaitement à ce personnage d’aventurier téméraire : c’est d’ailleurs pour cela que l’équipe Lucas-Spielberg lui demandera d’incarner plus tard le fameux Indiana Jones. Mais, en attendant, il va profiter de la chance que lui offre le triomphe sans précédent de «La guerre des étoiles». Il est à nouveau employé par Coppola dans «Apocalypse now», où il interprète un colonel de l’US Army dans la scène où MartinSheen se voit confier sa mission impossible. C’est le début d’une période où il semble se spécialiser dans les rôles de militaires : l’année suivante, il est un ancien du Vietnam dans «Heroes» de Jeremy Paul Kagan, puis le colonel Barnsby, chef d’un commando chargé de faire sau-ter un pont stratégique en Yougoslavie dans «L’ouragan vient de Navarone». En 1978, dans «Guerre et passion», encore un film de guerre réalisé par Peter Hyams, il incarne un pilote de bombardier héroïque. Chargé de conduire sur le territoire français occupé un espion anglais, il s’aperçoit qu’il s’agit du mari de sa maîtresse. Noblement, il s’effacera devant lui. La haute stature et la silhouette athlétique d’Harrison Ford lui ont ainsi donné, manifestement, une image virile de «sex symbol» masculin. Il pourrait devenir un moderne équivalent de John Wayne, et ce n’est sans doute pas un hasard si, précisément, il a remplacé le Duke dans son film suivant : «Un rabbin au Far West» de Robert Aldrich. Wayne étant alors terrassé par le cancer qui devait l’emporter, on donna à l’interprète d’Han Solo le rôle de Tommy Lillard, le bandit pilleur de trains qui entraîne le rabbin Gene Wilder dans une série d’aventures désopilantes. C’est le premier rôle semi-fantaisiste de l’acteur, depuis celui d’«American graffiti». N’y a-t-il pas chez lui quelque chose de constamment tendu et de ténébreux ? Pour la seconde fois, dans «L’empire contre-attaque», il emporte l’adhésion dans le rôle de Han Solo, gagnant le cœur des jeunes spectatrices comme celui de la princesse Leia. Et puis c’est la création d’Indiana Jones dans « Les aventuriers de l’Arche perdue », produit par George Lucas et réalisé par son acolyte Steven Spielberg. Ce héros moderne qui renoue avec l’aventure de toujours est un archéologue, un savant intrépide comme dans les grands romans populaires. Indiana Jones fait le tour du monde : pour la première fois, Harrison Ford 3Harrison Ford est la vedette à part entière d’une grande production. Il reviendra, bien sûr, dans «Indiana Jones et le temple maudit», en attendant le troisième volet de ces aventures haletantes. Entre-temps, Han Solo sera une fois de plus une des figures-clés de la saga de «Star wars» dans «Le retour du Jedi»: notre baroudeur, tombé dans les griffes de l’immonde et gélatineux Jabba the Hutt, sera délivré par les rebelles pour reprendre part à leur juste combat… Et puis, Harrison Ford tiendra le rôle principal d’un excellent film de science-fiction, signé Ridley Scott : «Bladerunner». Son personnage est une sorte de détective privé du futur, engagé dans un duel à mort contre trois «répliquants», trois humanoïdes révoltés et ultra-dangereux, dans une mégalopole qui ressemble à Los Angeles au XXIe siècle: Il a la carrure qu’il faut pour incarner ce héros blasé, Bogart d’un autre temps, projection de la série noire dans la science-fiction délirante. Eternel baroudeur, soldat des causes perdues de notre époque, aventurier classique de l’imaginaire romanesque, héros moderne des cauchemars de l’anticipation, Harrison Ford semble destiné aux voyages incertains et aux batailles désespérées. Malgré tous les obstacles, il est celui qui, à force d’énergie mêlée de désinvolture, réussit à l’emporter sur le Mal aux mille visages en révélant qu’il est, en fin de compte, plus idéaliste qu’il n’en a l’air. N’est-ce pas l’ultime définition du héros américain qui a connu, depuis le début du cinéma, de multiples et glorieux avatars ?

 

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Harrison Ford : l’aventurier des étoiles

Ender's Game (2013) trailer HARRISON FORD (Screengrab)Ce pourrait être la question-piège d’un de ces concours qui vous permettent de gagner un magnétoscope sans trop vous fatiguer : dans combien de films Harrison Ford a-t-il joué ? Cinq, neuf ou dix-huit ? Ne levez pas le doigt tous en même temps. De toute façon, vous serez surpris de la bonne réponse : l’immortel interprète de Han Solo et d’Indiana Jones à bien dix-huit longs métrages à son actif. Il n’a pas débuté dans «La guerre des étoiles», mais onze ans plus tôt, dans un petit polar sans importance signé par un certain Bertrand Girard, «Dead heat on a merry-go-round» (en France : «Un truand»). L’histoire, cousue de fil blanc, d’un gangster qui organise le hold-up de l’aéroport de Los Angeles. Ce personnage est incarné par James Coburn et le film insiste davantage sur sa technique de séducteur que sur son art de cambrioleur. Il est probable qu’Harrison Ford n’y joue qu’un rôle très secondaire, car il n’apparaît pas avant la onzième place dans la distribution. On le retrouve ensuite, au générique de «Luv», une comédie de boulevard réalisée par le metteur en scène anglais Clive Donner, avec Jack Lemmon et Peter Falk en vedette. Puis, toujours de la figuration dans «La poursuite des tuniques bleues» de Phil Karlson, une production Roger Corman, c’est-à-dire plutôt fauchée, où il n’est même pas mentionné au générique. Rien de très brillant non plus dans «La brigade des cow-boys» de William Hale, un western sur la Guerre de Sécession, centré sur l’angoisse des jeunes Texans prêts à se lancer dans la bataille. James Caan et Michael Sarrazin sont en haut d’une affiche où on retrouve aussi les noms d’acteurs-vétérans. Ainsi, à vingt-cinq ans, le jeune Harrison Ford n’a pas encore été remarqué comme il le méritait. Pourtant, lorsqu’il est arrivé à Los Angeles, venant de son Chicago natal, il avait immédiatement signé un contrat avec la Columbia, puis avec l’Uni-versai. Il avait commencé à jouer lorsqu’il était encore étudiant au Ripon Collège, dans le Wisconsin, et s’était produit sur les planches locales pendant la saison estivale. Propulsé à Hollywood, engagé parmi des dizaines d’autres «jeunes espoirs», il est confiné dans les rôles très secondaires et en est réduit à se lancer parallèlement dans une carrière télévision : on le voit souvent dans les séries les plus populaires, comme «Le Virginien», «L’homme de fer» ou «Gunsmoke».Harrison Ford 2 Mais le succès se fait attendre et il sent bientôt le découragement le gagner. On le voit encore dans deux films de la grande époque «contestataire» de la fin des années 60 : «Getting straight» de Richard Rush (dont les vedettes sont Elliott Gould et. Candice Bergen), ainsi que le fameux «Zabriskie point» de Michangelo Antonioni. Celui-ci est le premier film de prestige dans lequel il est employé, mais ce n’est pas un succès commercial, et une fois de plus son rôle y est trop épisodique. C’est alors qu’Harrison Ford décide d’abandonner le métier du spectacle. Entre 1970 et 1973, il exerce la profession de charpentier. Cependant, il n’a pas quitté L.A. comme s’il pressentait secrètement qu’il n’a pas dit son dernier mot, et qu’il est en train de franchir sa traversée du désert. Effectivement, le jour viendra où des jeunes gens de son âge, des copains fous de cinéma, accèderont aux responsabilités suprêmes de la mise en scène et de la production. Ces trois mousquetaires s’appellent George Lucas, Steven Spielberg et Francis Ford Coppola. George Lucas, en 1972, entreprend de tourner «American graffiti». Il engage alors toute une bande de jeunes acteurs prometteurs et songe à Harrison, alors occupé à réparer les maisons de la communauté hollywoodienne, et qui sera le plus âgé de la bande. Sa composition dans le rôle de Bob Falfa, qui joue les terreurs au volant de son véhicule, va lui permettre enfin de «percer», d’autant plus que «American graffiti» est le triomphe que l’on sait. En dépeignant sur l’air de la nostalgie ce temps béni d’une Amérique en pleine expansion, où les teenagers découvraient les joies de la grosse automobile et du drive-in, George Lucas touchait la fibre sensible de toute une génération. Car l’assassinat de Kennedy à Dallas et la guerre du calamiteux Viêt-Nam avaient sonné le glas de cet âge d’or idéaliste où l’on s’étourdissait de rock, de twist et de madison en écoutant le disc-jockey du coin comme nous écoutions «Salut les copains». La même année, il est recruté par Coppola pour jouer le rôle de Martin Stett dans «Conversation secrète», qui nous fait pénétrer dans le monde de l’espionnage industriel et politique. Dans la foulée de l’affaire de Watergate, le film est un succès ; en 1974, il obtient la Palme d’or du Festival de Cannes. Harrison Ford, certes, n’y incarne qu’un comparse. Mais l’essentiel est bien qu’il ait de nouveau goûté à l’excitation du cinéma, au sein d’équipes qui apportent à Hollywood le sang neuf dont il a tant besoin. En attendant d’autres propositions, il se tourne à nouveau vers la TV. On le voit dans le célèbre feuilleton «Dynasty», puis dans un téléfilm fantastique, «Les envoûtées». Ce qui ne l’empêche pas de s’adonner encore à son travail de menuisier. C’est ainsi qu’il retrouve George Lucas, lequel est en train de faire passer des auditions à une cinquantaine de garçons pour les rôles masculins de «La guerre des étoiles». Il le rencontre dans les studios Goldwyn : Harrison est en train de réparer une porte du bureau de Francis Coppola. Il n’aurait jamais imaginé que George Lucas lui proposerait un rôle dans ce fameux «Star wars», le projet dont tout le monde commence à parler à Hollywood. N’a-t-il pas déclaré qu’il avait décidé de ne reprendre aucun des acteurs de «American graffiti» ? A ce moment-là, d’ailleurs, Lucas songe à un acteur noir pour le rôle de Solo, projet auquel il renoncera assez vite. Il demande à Harrison Ford de donner la réplique à .une débutante qui passe une audition pour le rôle de la princesse Leia. Celui-ci accepte, intérieurement furieux que Lucas lui demande de répéter un rôle qu’il n’aura jamais. Il dissimule mal sa mauvaise humeur, et donne à son personnage un côté bourru. Peut-être est-ce cette attitude qui décidera Lucas à lui confier le rôle malgré tout ? En tout cas, après avoir envisagé Christopher Walker et Nick Nolte, il finit par choisir Ford sur le conseil de Fred Roos, le casting director de Coppola, qui l’avait sélectionné pour «Conversation secrète».

 

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Clips payants

Après de longues discussions (plus de 6 mois) le Snep avait donc fixé un ultimatum au 28 janvier pour que les responsables des chaînes décident de conditions minimales de rémunérations pour le passage des clips. Canal Plus a été le premier à donner une réponse positive et à payer alors que TF1 et Antenne 2 ont fait la sourde oreille. Ces chaînes se verront désormais assignées par lettre recommandée à la moindre diffusion de clips. Au Snep, on considère que cette politique, qui fonctionne déjà dans de nombreux pays, est faite pour respecter le droit des ayants droit ainsi que pour faire entrer le clip dans une économie de marché. Du côté des responsables des chaînes, on estime que, depuis le début, le clip est un instrument de promotion et, de ce fait, n’a pas à être acheté ou vendu. D’ailleurs, les trois chaînes ne se sont pas privées de diffuser des clips depuis la date fatidique. Les investigations du Snep vont-elles s’amplifier ? Les différents partenaires vont-ils finir pas s’entendre? Affaire à suivre… de près.

Semaine française de la communication audiovisuelle

Technology in the handsDu 10 au 17 mars se déroule la Semaine française de la communication audiovisuelle. Pour la première fois dans l’hexagone seront réunis au Cnit-La Défense tous les domaines qui forment le paysage audiovisuel d’aujourd’hui. Voici la liste des différentes manifestations regroupées au Cnit : Festival international du son et de l’image vidéo. Télé-câble 85 (Convention nationale des villes câblées et des télévisions locales), Cité Com 85 (Assises nationales communication et vie locale), Pari-graph 85 (Rencontre internationale sur le traitement et la synthèse d’images), FM 85 (premier salon du marché des radios locales privées), Salon de la vidéo 85 (salon international des programmes d’audiovisuel), La rue des Écoles (Espace d’informations et d’orientation sur les métiers de l’audiovisuel) et enfin un colloque scientifique sur l’avenir de l’enregistrement et de la reproduction des images et des sons. On croit rêver. Tous les organisateurs ont réussi à se mettre d’accord pour jouer l’unité de lieu et de temps. Cette Semaine de la communication audiovisuelle va permettre à tous les professionnels et surtout à un large public de découvrir en vraie grandeur les différents éléments de la chaîne audiovisuelle et vidéographique. PPZ couvre, bien entendu, l’ensemble de cette manifestation et plus particulièrement le Festival du son et de l’image vidéo, avec le flot de produits qu’il propose et dont nous nous faisons déjà l’écho dans ce numéro, ainsi que le Salon de la vidéo, véritable vitrine de l’édition de vidéocassettes. Rendez-vous donc dans notre prochain numéro pour un compte-rendu complet, à vous en mettre plein la vue et… plein les oreilles.

Europe 1Europe 1 a lancé Le Top 20

Nous vous avions décrit dans notre numéro spécial musique le fonctionnement du Top 50. Ce baromètre des ventes de disques, fait par Europe 1 et relayé par Canal + et Antenne 2, a aujourd’hui un petit frère : le Top 20 II s’agit du 1er hit parade des 33 t. Les chaînes nationales et Canal + sont sur les rangs pour utiliser cet instrument indispensable aux professionnels et très attrayant pour le public.

Formation de réalisateurs

L’université de Provence forme des réalisateurs multimédia (photographie, montage, vidéo) au cours de trois années de formation à temps plein, avec délivrance d’un diplôme à l’issue de ce cursus. Une année supplémentaire de spécialisation à l’image animée peut être effectuée par les diplômés du cycle de trois ans dans le cadre d’un atelier pilote vidéo. Université de Provence, centre Saint-Charles, place Victor-Hugo, 13331 Marseille Cedex. Tél : 95.90.71.

 

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Equipe jeune pour clients exigeants

Vidéo Expansion peut s’enorgueillir de compter d’ores et déjà parmi ses clients, des sociétés aussi différentes que… les restaurants Hippopotamus, les aéroports de Paris, la Fédération française de tennis, les cigarettes Rothmans, le Club Méditerranée ou le Commissariat à l’énergie atomique. Autour de son président directeur général Gaël dé Vaumas, il y a une équipe à l’écoute de vos battements électroniques. On ne saurait trop vous les recommander. N’ont-ils pas contribué de main de maître à la réalisation en vidéocassette du film sur le Festival d’Arcachon, ça compte, non ? Pour de plus amples précisions, écrivez ou téléphonez à Vidéo Expansion, 44, avenue Kléber, 75116 Paris. Tél. : 727.40.40.

Marché d’images au Midem

Vous prenez un Palais des festivals, à Cannes par exemple, vous y placez au sous-sol (ne me demandez pas s’il a fait beau) 621 exposants venus d’une quinzaine de pays et vous appelez ça le Marché international du disque et de l’édition musicale, plus connu sous le nom de Midem. Mais ce n’est pas suffisant. Débrouillez-vous pour que ces exposants soient des maisons de disques, des radios libres et périphériques, des producteurs et réalisateurs de clips, et le tour est joué. Vous attirez alors 7 289 participants, soit 1 411 sociétés venues de 45 pays différents. Quand tous ces professionnels ont acheté, vendu ou signé des accords, il vous suffit d’organiser le soir quelques galas et des concerts classiques, pour transformer le Midem 85 en fête de la musique. Du 28 janvier au 1er février, cette manifestation a permis de faire le bilan du marché du disque. Soyons franc, il ne se porte pas très bien. Seules les majors compagnies parviennent à garder la tête hors de l’eau en suivant de près les mutations technologiques. On s’est rendu compte, en effet, de l’importance grandissante des radios et surtout des télévisions dans la promotion du disque, par l’intermédiaire des clips. Ces fameux clips, qui désormais doivent être payés par les trois chaînes nationales (voir encadré), ont fait l’objet d’une importante soirée. En présence de nombreux professionnels et d’un public aux anges, les meilleurs clips de l’année 84 étaient projetés et récompensés pour leurs différentes qualités (décors, effets vidéo, scénarios, etc.) par un jury composé de personnalités aussi diverses que Jean-Paul Rappeneau (réalisateur), Didier Decoin (écrivain), Gonzague Saint Bris (journaliste et responsable de radio libre), etc. En marge de cette soirée, des accords importants ont été signés entre Europe 1 et MTV, qui font de la station périphérique le représentant exclusif en France de la grande chaîne américaine qui diffuse des clips 24 heures sur 24. On a noté aussi la présence de Music Box, Skychannel et DreamFactory, ce qui montre ainsi l’évolution inéluctable de la musique vers une «union totale» avec l’image.

 

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